Vendre sur Amazon, Cdiscount ou via son propre site e-commerce ne dispense pas des obligations REP — au contraire, la vente en ligne est l'un des terrains où la qualification est la plus souvent mal comprise, notamment en dropshipping ou en revente de produits importés.
Le principe général
La question reste toujours la même : qui met le produit pour la première fois sur le marché français ? Le canal de vente (boutique physique, site e-commerce, marketplace) ne change pas cette analyse — seule la chaîne d'approvisionnement compte.
Vendre sur votre propre site e-commerce
Si vous achetez vos produits auprès d'un fournisseur français déjà conforme, vous restez généralement simple revendeur. Si vous importez vous-même les produits que vous vendez en ligne — un cas très fréquent en e-commerce, notamment depuis l'Asie — vous devenez potentiellement responsable des obligations REP correspondantes, même si la marque n'est pas la vôtre.
Vendre via une marketplace (Amazon, Cdiscount, etc.)
Deux situations bien distinctes se présentent :
| Votre situation sur la marketplace | Qui porte généralement la REP ? |
|---|---|
| Vous vendez en tant que vendeur tiers (« seller »), produits que vous importez vous-même | Vous, en tant que metteur sur le marché |
| Vous vendez en tant que vendeur tiers, produits achetés chez un fournisseur français déjà conforme | Généralement le fournisseur d'origine |
| La marketplace gère elle-même l'importation et la logistique (modèle géré par la plateforme) | À vérifier au cas par cas selon le contrat |
Les grandes places de marché demandent de plus en plus souvent aux vendeurs tiers de justifier de leur propre identifiant REP (IDU) avant de pouvoir continuer à vendre certaines catégories de produits — une tendance qui devrait se renforcer avec l'élargissement des filières.
Le cas particulier du dropshipping
En dropshipping, le vendeur ne touche jamais physiquement le produit, mais il reste souvent celui qui le met sur le marché français aux yeux du client final et de la réglementation. L'absence de stock ne supprime pas l'obligation : c'est la chaîne contractuelle et la facturation qui déterminent la responsabilité, pas la logistique physique.
Pourquoi les emballages s'ajoutent souvent au produit lui-même
Une vente en ligne génère presque toujours un emballage supplémentaire (carton d'expédition, calage, étiquette retour) qui n'existerait pas en vente physique. Ce surplus d'emballage de transport entre lui aussi dans le périmètre de la filière emballages professionnels, en plus des obligations propres au produit vendu.
Cet article présente une information générale et pédagogique ; la qualification exacte dépend de votre contrat avec la marketplace et de votre chaîne d'approvisionnement réelle.